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Dossier de Presse

(25/10/2007 sante-az.aufeminin.com) Améliorer la vie des malades respiratoires  : 

( Le Parisien 19/11/2007 ) Une nouvelle méthode contre la bronchite chronique

(Ouest France 6/11/2007) Réhabilitation respiratoire: retrouver le souffle

(Le Quotidien du Médecin 14/11/2007) 6e journée mondiale de lutte contre la BPCO. Un réseau en Ile de France : "le souffle retrouvé"

(Radio Enghien 11/12/2007) Emission  : "Forme et Santé"

Réhabilitation respiratoire : un réseau pour l’Ile-de-France

   Améliorer la vie des malades respiratoires
25/10/2007 - 10h19

L’association Récup’air propose des stages de réhabilitation respiratoire aux personnes atteintes de maladies respiratoires de type BPCO (Broncho-pneumopathie chronique obstructive). Ces stages sont seulement proposés aux habitants d'Ile de France.

En France, environ 2,6 millions de personnes souffrent de la BPCO, et 20% d’entre eux subissent un handicap respiratoire lourd. Le réseau de réhabilitation respiratoire développe la possibilité de se réentraîner à l’effort pour augmenter sa tolérance à l’exercice. La réhabilitation respiratoire permet de diminuer les risques de crises aiguës d'insuffisance respiratoire.

Le programme dure en moyenne trois mois durant lesquels le patient peut être pris en charge par un pneumologue, un cardiologue, un tabacologue, un psychologue, un diététicien, selon son cas. La réhabilitation respiratoire peut prendre plusieurs formes avec l’association Récup’air.

Le coaching personnalisé place le patient sous la surveillance d’une infirmière ou d’un kinésithérapeute pour faire un bilan plusieurs fois par an. Il existe aussi des mini-stages de réhabilitation, six à neuf séances d’une heure d’effort physique sous contrôle médical.

Il ne faut pas perdre de vue l’après traitement ! Des efforts physiques modérés sont conseillés pour conserver les bénéfices, la motivation est donc capitale. Le club Accél’air propose des activités de loisirs physiques pour entretenir sa forme. Vous pouvez aussi choisir l’option vélo d’appartement. La marche, le jardinage, la natation, le bricolage peuvent être l’occasion de faire de l’exercice.

Pour en savoir plus:
0 820 38 30 33 (prix appel local)
Récup'air

  Une nouvelle méthode contre la bronchite chronique        

           
APRES DEUX SEANCES de réhabilitation respiratoire, Claude pourrait presque monter les quatre étages de l’immeuble de sa kiné à pied. Cette Parisienne de 63 ans n’en est pas là. Souffrant d’une broncho-pneumopathie chronique obstructive ou BPCO, elle a encore besoin de l’ascenseur pour gagner le cabinet de sa praticienne. Mais elle se sent déjà mieux. La BPCO est une maladie méconnue des poumons, causée à 80 % par le tabac dont la consommation provoque une inflammation des bronches et une insuffisance respiratoire incurable. Appelée couramment bronchite chronique, elle touche 5 à 10 % des adultes, évolue parfois vers de graves complications comme l’emphysème et tue chaque année quinze mille personnes. Mardi, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre cette pathologie, les experts ont pronostiqué que, si sa prise en charge n’était pas améliorée, elle pourrait devenir la troisième cause de mortalité en 2020.En France, pour éviter d ‘en arriver là, un réseau de kinésithérapeutes baptisé Récup’air* a mis en place une méthode originale pour aider les malades à reprendre des forces. « Les patients, essoufflés, fournissent de moins en moins d’efforts. Ils perdent en musculature, ce qui aggrave leur état. Une activité sportive contrôlée par un kiné est un complément indispensable au traitement médicamenteux de la BPCO », affirme Marie-Françoise Duffrin, la kiné de Claude.
Ce n’est qu’en 2003 que cette ancienne fumeuse a appris qu ‘elle était malade. « J’avais du mal à soutenir le moindre effort prolongé, j’étais essoufflée en permanence, au point de ne plus pouvoir suivre mon mari et mes amis lors de nos promenades de vacances. J’ai pris rendez-vous chez un premier pneumologue qui n’a rien vu. Mais comme cela n’allait pas du tout, je suis allée en voir un second. Celui-ci m’a prescrit un scanner. C’est là que j’ai entendu pour la première fois de ma vie le nom de cette pathologie », raconte Claude. Le médecin lui donne un traitement adéquat composé d’un broncho-dilatateur et de cortisone, et l’oriente vers le réseau Récup’air pour trente séances de kiné, à raison de trois par semaine. Au programme : trempoline, jeu de ballon, vélo d’appartement, le tout sous le contrôle de Marie-Françoise Duffrin. Ce matin, Claude a décidé de commencer par le vélo. Très vite, après quelques coups de pédale, elle s’arrête, visiblement exténuée. Le souffle court, elle explique qu’elle a déjà effectué une séance la veille et que, d’habitude, elle se laisse une journée de repos entre les deux cours. « Il me faut bien ça pour récupérer. Je sors de là épuisée » confie Claude. Mais les efforts sont payants. « Je viens de commencer cette rééducation et je me sens déjà mieux » affirme-t-elle.
« Cette pathologie peut être très invalidante, conclut Marie-Françoise Duffrin. Certains patients n’arrivent pas à monter plus de deux marches d’escalier. D’autres sont carrément équipés d’une bouteille à oxygène. Si la maladie est diagnostiquée à temps, il est possible de ne pas en arriver là. Le hic : deux malades sur trois ignorent qu’ils en sont atteints. »
 
* Renseignements : www.recupair.org. Courriel : secretariat@recupair.org. Téléphone : 0.820.38.30.33
 
Les signes d’alerte
 
TOUX CHRONIQUE, essoufflement anormal, expectorations incessantes… Le moindre signe anormal doit donner lieu à une consultation chez le médecin généraliste ou le pneumologue surtout si vous êtes fumeur ou ancien fumeur. Le praticien commencera par évaluer votre souffle grâce à un minispiromètre électronique. L’examen, qui consiste à souffler dans la machine, est simple et indolore. Si besoin, il vous prescrira un scanner des poumons. Si vous êtes fumeur, le premier traitement consistera à arrêter le tabac . « Pour comprendre ce que ressent un malade, décrypte la kinésithérapeute Marie-Françoise Duffrin, il faut se boucher le nez et essayer de respirer par la bouche au moyen d’une paille. Il est impossible de faire tous les mouvements de la vie quotidienne de cette manière. »

Alexandra Echkenazi
 

 Réhabilitation respiratoire : un réseau pour l'Ile-de-France

La BPCO ne dispose pas de réseau spécifique. Si quelques dizaines de centres de réhabilitation respiratoire prennent en charge les malades, des initiatives libérales se développent également sur le terrain. Ainsi en Ile-de-France, une association de professionnels, Récup’Air, se prépare à combler un vrai vide face à des besoins en forte augmentation.

La France ne compte à ce jour qu’une soixantaine de centres de rééducation fonctionnelle respiratoire, avec une capacité d’environ 2 500 lits permettant de traiter 30 000 personnes. La Fédération des réseaux de réhabilitation respiratoire (F3R), qui vient de diligenter une enquête pour essayer de dénombrer plus précisément les centres opérationnels en la matière, estime que la réhabilitation respiratoire et l’entraînement à l’effort des personnes atteintes de BPCO doivent pouvoir être réalisées sous toutes les formes, en centre, en cabinet de professionnels de santé comme à domicile. « La réhabilitation est largement sous-estimée et insuffisamment proposée », explique dans ce registre Bernard Palomba, kinésithérapeute et président de F3R. Il y a certainement un effort de formation à faire au niveau des médecins », ajoute ce dernier qui considère que « les patients passent à côté de progrès certains » et pour qui la réhabilitation doit être plus largement soutenue et développée. Un constat largement partagé par Franck Soyez, pneumologue libéral à Bagneux (92) qui vient de créer Récup’Air avec deux autres pneumologues et deux kinés (1). La toute jeune association, créée en juin 2004, s’est donnée pour objet la promotion de la réhabilitation à l’effort des personnes présentant une insuffisance respiratoire, l’éducation auprès des patients sous diverses formes et enfin la participation à des études scientifiques ou des activités de recherche. Pour réaliser ce projet, elle s’est fixée pour objectif « de mettre en relation les médecins, les kinésithérapeutes et les patients, afin que soient mis à la disposition de ces derniers des centres et cabinets de rééducation respiratoire adaptés à leurs besoins particuliers en présence de personnels de santé ayant reçu une formation spécifique ». A ce jour, une vingtaine de kiné ont bénéficié d’une formation et un accord de principe a été obtenu pour fonctionner avec divers hôpitaux (A.Béclère, Georges Pompidou, Ambroise Paré, St Louis, Hôtel Dieu etc.) qui leur adresseront des patients. La zone géographique visée par Récup Air est dans un premier temps les Hauts-de-Seine et le sud de Paris, avant de s’étendre progressivement à toute l’Ile-de-France. Le projet a reçu un financement URCAM + ARH (au titre DNDR) de 3 ans, avec une dotation couvrant pour 40 % le fonctionnement administratif du réseau et pour le reste une indemnisation du temps passé par les kiné, qui prennent en charge les malades, comme par les médecins qui réalisent l’évaluation médicale. Dans son économie générale, l’association de professionnel vise à améliorer l’accès aux soins des patients atteints d’affection respiratoire chronique, ce par une réhabilitation respiratoire en ambulatoire et en interdisciplinarité, d’offrir des soins hospitalisés de haute qualité au moindre coût, de diminuer les prestations secondaires et à terme d’évaluer les résultats du réseau et des intervenants. «Le projet répond à une priorité de santé publique», avancent ses promoteurs, qui évaluent les malades souffrant de BPCO à quelque 120 000 dans la seule Ile-de-France, avec une prévalence de la maladie en hausse constante, comme partout ailleurs.

« Nous sommes plutôt au début de la phase de l’épidémie », résume à cet égard Franck Soyez. Pour le proche avenir, l’association entend mobiliser également les malades réunis au sein de l’association GIRC (Groupe des insuffisants respiratoires chroniques) présidée par Mme Laurent et membre de la FFAAIR, ainsi que les médecins généralistes qui sont insuffisamment au fait de la réhabilitation respiratoire et peu engagés dans le dépistage même de la BPCO. « Les besoins sont énormes en matière de réhabilitation respiratoire », indique de son côté Catherine Jourda, kinésithérapeute engagée dans le projet. « Les kinés, dont le rôle est assez primordial dans la prise en charge, sont très partants et très motivés », indique-t-elle encore à propos des 25 professionnels déjà formés et prêts à s’engager dans la mise en œuvre du projet. Les prévisions de prises en charge sont d’ores et déjà estimées à 200 patients, chiffre qui peut être revue à la hausse. Autour des pneumologues et des kinés, d’autres professionnels vont ainsi prochainement se mettre en ordre de marche, généralistes, tabacologues, psychologue et diététicien. Placé sur la rampe de départ, il ne manque plus à Recup’Air que d’être mis en orbite, une fois son lancement réussi. Ce devrait être chose faite sous peu.

(1) Catherine Jourda et Christian Lacomère, kinésithérapeutes, Anne Herkert, Jean-Marc Coursier, pneumologues libéraux.

 

 

« Récup’Air », un réseau pour la réhabilitation respiratoire en Île-de-France

F.Soyez, J.-M. Coursier - Fédération françaisede pneumologie,B.Housset P.12; Info-Respiration - SPLF - Numéro 69 - Octobre 2005
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